7’’ part 23 - THE SUPREMES : Love Is Like An Itching In My Heart (et la France)
Ci-dessus la cover du EP français, la plus jolie. Il existe aussi des covers exclusives pour les singles deux titres sortis au Japon, en Allemagne et aux Pays-Bas. Le single est bien sûr en premier sorti aux USA sur Tamla Motown, sans jamais bénéficier d’une pochette au fil des rééditions.
« Love Is Like An Itching In My Heart », que je réduirai à « Love Bug » pour la suite de cet article pour faire plus court, « Love Bug » étant le nom donné par Demolition Doll Rods à leur reprise de … « Love Is Like.. ; », je ne vais pas y arriver. « Love Bug », donc, est le morceau qui débute l’album A’ Go-Go sorti en 1966. Il a été composé par Holland Dozier Holland. Il existe un coffret 14 CD’s Holland Dozier Holland – The Complete 45s Collection, sorti en 2014 en Angleterre, qui ne comporte aucun morceau des Supremes, histoire de droits, j’imagine.
« Love Bug » est en
général couplé avec « He’s All I Got », un autre morceau très bon (le
principe de cette rubrique étant les 2-sider(s)) également composé par HDH extrait
de l’album précédent des Supremes, I Hear A Symphony, sauf pour
le EP français, qui comportent trois autres morceaux : « With A Song
In My Heart », « A Lover’s Concerto » et « Wonderful,
Wonderful », également extraits du LP
I Hear A Symphony.
Les albums des (Diana Ross & The) Supremes – le « Diana &… » étant intervenu après que Diana soit devenue la petite amie de Berry Gordy, le boss de Tamla Motown, ont sorti parmi les plus beaux albums du label, A’ Go-Go, The Supremes Sing Holland Dozier Holland (1966), Love Child (1968), Floy Joy (1972, sans Diana, partie mener une carrière solo) et quelques autres. Mais aussi quelques-uns des moins bons albums Tamla, comme notamment leurs albums en compagnie des Temptations ou des Four Tops.
Love Is Like An Itching In My
Heart (décidément)
The love bug done bit me
Didn't mean for him to get me
Whoo!
Get up in the morning, and I'm filled with desire
No, no, I can't stop the fire
Love is a real live wire
Ooh, it's a burning sensation far beyond imagination
Love is like an itching in my
heart
Tearing it all apart
Just an itching in my heart
And baby, I can't scratch it
Keeps me sighing
(Ooh, ooh, ooh) keeps me crying
Keeps me yearning
(keeps me burning) no, mama can't help me (keeps me sighing)
(Keeps me crying) no, daddy can't help me
I've been bitten by the love bug
And I need some information to help me out of this situation
Now when you're ill, you take a pill
When you're thirsty, drink your fill
What you gonna do, oh yeah
When love gets a hold, a hold on you?
Love is like an itching in my heart
And baby, I can't scratch it
Love is a nagging irritation
causing my heart complication
Love is a growing infection and I don't know the correction
Got me rocking and a-reeling, and I can't shake the feeling
Love is like an itching in my
heart
Tearing it all apart
Just an itching in my heart
And baby, I can't scratch it
Keeps me sighing (ooh, ooh, ooh, ooh, ooh, ooh)
Keeps me crying
Keeps me yearning, keeps me burning
Keeps me tossing, keeps me turning
Keeps me yearning
I've been bitten by the love bug
And I need some information to help me out of this situation
Love is a nagging irritation causing my heart complication
I've been bitten by the love bug
Les Supremes ont été piquées par le virus de l’amour (« Love Bug », ah, quand même) et se plaignent qu’il n’y ait aucun remède ou médicament pour calmer cette démangeaison qui ne cesse de progresser dans leurs cœurs.
La mélodie est irrésistible, et il existe une version longue du morceau, et même une très longue version du morceau dans l’édition double CD de A’ Go-Go sortie en 2017 (USA et Europe). Je ne suis pas en général très fan des longs morceaux, là, j’aimerai qu’il ne s’arrête jamais.
Il existe pas mal de covers du morceau, dès sa sortie en 1966, par le batteur Sandy Nelson et Jenny & The Jewells, jusqu’à Phil Seymour (l’autre moitié du Dwight Twilley Band), en 2014, en passant par la période disco (Shalamar, par exemple) et la déjà cité version de Demolition Doll Rods, single de 2000 au départ uniquement destiné à un couple de copains à eux à l’occasion de leur mariage.
Brève bio et discographie française
Le premier album des Supremes, Meet The Supremes, après un premier single en 1960 sous le nom des Primettes, Meet The Supremes (1962) a mis du temps à sortir hors USA et Canada, il faudra attendre 1969 pour une édition aux Pays-Bas et 2013 pour une édition (CD) européenne. Je ne sais pas si c’est le tout premier album Meet mais en tout cas il précède les Beatles, Residents…
Le groupe avait commencé à quatre avec un changement, elles se retrouveront vite à trois – exit Barbara Martin en 1962 parce qu’enceinte puis Florence Ballard en 1967, soi-disant parce qu’elle est arrivée bourrée sur scène, mais c’est plutôt parce qu’elle était moins jolie que les autres qu’elle a été écartée, la vie est injuste. On connait la suite, enfin presque.
Arrivent ensuite en 1964 les
albums Where Did Our Love Go, sorti la même année aux Pays-Bas,
donc presque en France, puis A Bit Of Liverpool (Ronnie Spector
se pliera bien plus tard à ce genre d’exercice) pour lequel il faudra attendre
2024 pour avoir une édition européenne (Allemagne only à l’époque). Pas moins d’un
album tous les deux mois en 1965, dans l’ordre The Supremes Sing Country,
Western And Pop, We Remember Sam Cooke, More Hits
By The Supremes (2024 aussi pour l’édition européenne), At The
Copa, jamais sorti chez nous, et Merry Christmas (1984
ici). J’ai déjà parlé des deux albums de 1966. Il y en a trois aussi en 1967,
respectivement appelés The Supremes Sing … Holland Dozier Holland /
Motown / Rodgers & Hart., j’ai une préférence pour le premier, avec
le dernier on est déjà un peu dans la comédie musicale, genre qui prédominera
les premiers albums sortis en 1968, Reflexions, Funny
Girl (le premier album crédité à Diana Ross & The Supremes), Diana Ross &The Supremes Join The Temptations - association qui fait rêver
sur le papier, et Love Child, le dernier bon album des Supremes
featuring Diana Ross. Encore pas mal d’album et 1969, 1970, 1971, avant Floy Joy, le dernier bon album des Supremes (sans Diana Ross).
Mary Wilson tentera de maintenir le groupe jusqu’en 1977. Voilà pour les
albums.
À partir de 1967, on a, toujours en France, les singles deux titres « Reflections » et « In And Out With Love », puis 1968, toujours plus ou moins par ordre de sortie, « Forever Came Today », « You’ve Been So Wonderful To Me », « Love Child » et « I’m Gonna Make You Love Me » (avec les Temptations). En 1969, « I’m Living In Shame », « The Composer », « No Matter What Sign You Are », « Hair », « The Weight », I’ll Try Something New », « Uptight », toujours en compagnie des Temptations pour ces trois derniers, « Someday, We’ll Be Together ». Pour les 70’s : « Stoned Love », avec les Temptations, « River Deep, Mountain High », avec les Four Tops et « Up The Ladder To The Roof » pour l’année 1970, les éditions françaises se faisant plus rares ensuite : « Nathan Jones » en 1971, « Automatically Sunshine » en 1972, « I’m Gonna Let My Heart Do The Walking » et « You’re My Driving Wheel » en 1976.
Si tous ces singles ne se valent pas musicalement, comme je l’ai dit, les douze EP français et nombreux singles deux titres sont tous dotés de joies pochettes exclusives.
Les Supremes en France
Les Supremes époque Diana Ross (1962-76) ont joué un peu partout, Australie et Japon compris.
La première tournée européenne, limitée à l’Angleterre et la France est passée par L’Olympia, le 13 avril 1965, unique concert français. Elles avaient auparavant uniquement donné un show à Amsterdam en 1964.
La dernière tournée européenne, qui passait en UK, Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Suède, Pays-Bas remonte à 1968. Elles ont joué dans le cadre du Gala du Midem à Cannes le 21 janvier, seule date en France.
Le groupe a continué à se produire
jusqu’en 2022, plutôt aux USA mais aussi parfois en Europe – mais pas en France
-sous le nom « Former Ladies Of The Supremes » ou bien « The
Supremes Featuring Mary Wilson ». Mary Wilson est morte en 2021.
He’s All I Got
You're a girl that hates to see
others happy
Unless you're happy too
So you've told the boy I love
A lot of things that ain't true
And its' wringing my heart
Cos it's making us drift apart
So humbly I ask of you
To undo the wrong that you've done
Please go to him, tell him
Before he finds someone new
Cos if I ever lose him
I don't know what I'll do
Cos he's all I got
Built my world around him
Since the day I found him
Girl your selfishness causes
unhappiness
But why make it hard for me?
Since you been unhappy in love
I guess misery loves company
For once in your life
Consider another's feelings
Confess the truth
That you've been concealing
Please go to him, tell him
Before he finds someone new
Cos if I ever lose him
I don't know what I'll do
Cos he's all I got
Built my world around him
Since the day found him
I would gladly go to him
Instead of asking you
But there might be a shadow of a doubt
Your gossip might have been true
So tearfully I ask of you
Please undo the wrong that you've done
Cos without his love
I know, I know I can't go on
Please go to him, tell him
Before he finds someone new
Cos if I ever lose him
I don't know what I'll do
Cos he's all I got
Built my world around him
Since the day found him
Can't bear to lose him
Une histoire de rivalité entre deux filles pour un mec.
Patrick Bainée
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