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THE SILLY WALKS - EN PREMIERE PARTIE DES BURNING HEADS

 


Le groupe s'est formé en 2016, chacun de vous était déjà dans un autre groupe auparavant ?

Rémy et Ronan jouent ensemble dans un groupe de rock’n’roll/rockabilly du nom de Wild Karma. Rémy à la contrebasse, Ronan à la batterie. Rémy a aussi été le contrebassiste des Atomic Rotors. Ronan et Axelle ont respectivement joué dans plusieurs projets auparavant.

Comment s'est fait la rencontre ?

Ronan voulait monter son projet à lui en tant que lead au chant/guitare, dans un style plus garage. Il a écrit des compositions, il cherchait à faire un duo guitare/batterie au départ, Axelle a répondu à l’annonce, écouté les morceaux, on avait les mêmes influences, on a fait quelques répètes et la sauce a bien pris direct ! Rémy a entendu parler du projet, il s’est proposé à la basse, puis il a ajouté un thérmine. Et c’est parti !

Votre premier «choc» musical, c'était quand ? (je parle du premier flash/kiff/coup de coeur)

Axelle : C’est un peu difficile de citer le premier choc musical, j’en ai eu plein. Je repense au concert des Queens of the Stone Age aux Eurockéennes en 2011, c’était d’une violence extrême dans la fosse, le concert était fou, je crois que c’était une de mes premières grosses claques.

Ronan : Mon premier choc? Les Doors quand j’avais 3 ans. Marvin quand j’en avais 15, c’est mon premier kiff “live”.

Rémy : Les Gargamols à 6 ans (c’était le groupe de mes 2 frères).

Comment définissez-vous votre musique ?

On est inspiré de tellement d’influences que c’est toujours difficile d’avoir du recul pour se définir. Il paraît qu’on ressemble aux Cramps et aux B52’s ! On ne comprend pas.. (ahah!).

Ludo notre manager dit que c'est frais, direct, garage, frénétique aux relents psycho swamp 80’s..

Vos influences ?

Ce qui nous met tous d’accord : Jay Reatard, Bee Bee Sea, les Oh Sees, Marvin, Ty Segall, les Scaners, les Anomalys, Prison Affair, Warmdusher, King Khan dans à peu près tous ses projets, Idles, Power Solo, les Monsters, Queens of the Stone Age, les premiers albums des Arctic Monkeys, le bon vieux rock’n’roll pour sortir nos meilleurs pas de danse, etc.

Rémy : et puis nirvana ,white stripes, the hives, man or astroman, cramps, Eagles of death métal...

Axelle : J’écoute pas mal de post-punk, darkwave de mon côté. Sinon avec Ronan on se rejoint sur de nombreuses influences shoegaze, lo-fi, post-punk, du John Maus, Sistema de Entretenimiento, beaucoup de groupes de Tremendo Garaje.

Ronan : on a trop d’influences... !

Vous avez joué avec les Nomads à Rennes. Un bon souvenir ?

Oh oui on a passé une soirée sacrément cool ! Et puis le public est arrivé tôt, donc on a eu la chance de jouer devant beaucoup de monde !

Comment s'est déroulé la soirée, vous avez pu les rencontrer et passer un moment avec eux en backstage ?

Hum, on les a croisé en backstage, mais on n’a pas franchement eu l’occasion de discuter, la soirée est passée très vite.

Avez-vous partagé la scène avec d'autres groupes du calibre des Nomads ?

On a ouvert pour les Oh Sees en novembre dernier, c’était incroyable! Un rêve d’ado. On a aussi fait l’ouverture de King Khan LTD à Newcastle, et Reverend Beat Man, les Monters. Des chouettes concerts, on était super fiers de jouer avec eux!

Vous êtes de Montpellier, vous avez joué à Rennes, j'imagine que c'était dans le cadre d'une tournée. Vous faites beaucoup de dates chaque année ?

Oui on arrive à bien tourner, la Covid nous a mis une claque et a un peu chamboulé notre organisation, mais ça va de mieux en mieux là, cela nous a permis de repenser notre fonctionnement et on est reparti !

Vous jouez partout, bars, salles, etc ?

Oui on joue dans différents types de lieux. Pas mal de bars, et de plus en plus de grosses salles !

Le cachet est variable ? Un coup pour payer l'essence et se faire plaisir, le coup d'après pour mettre un peu d'argent de côté pour un futur album ? Parfois gratuit ?

Non maintenant on réussi à en vivre et à jouer uniquement pour des dates déclarées. Tu sais, dans les autres styles de musique, les artistes sont beaucoup valorisés par des structures, parfois plus facilement déclarés. On a envie que les groupes de rock soient reconnus au même titre dans la scène musicale française. Du coup on travaille pour pouvoir être pris au sérieux et montrer que le rock, c’est aussi kiffant dans des petites salles à 100 degrés où on est tous serrés, que dans les grandes salles, où tu peux valoriser l’aspect technique (son/lumière/scéno), toucher un public plus large. Redonner envie aux gens d’écouter du rock quoi!

Vous en êtes à votre second album avec un 4 titres entre-temps. Vous sortez vos disques à combien d'exemplaires ?

Pour ce nouvel album, Topsy-Turvy a pressé 500 vinyles. Ils partent bien on est content ! On va aussi pas tarder à sortir des CD, encore beaucoup de gens en demandent.

Votre premier LP a été enregistré et mixé au studio Speed Records, le second par vous-même. C'est quoi le parcours de The Silly Walks pour sortir un disque aujourd'hui? Vous avez votre propre studio pour enregistrer, des contacts avec les presseurs et imprimeurs pour faire fabriquer et internet et les concerts pour vendre ? 100% D.I.Y ?

Sur le premier LP et deuxième EP, en effet on a enregistré avec Marc Hacquet de Speed Records. C’est génial d’enregistrer en studio chez quelqu’un, la personne t’apporte un regard extérieur, ses connaissances. Pour ça, Marc est vraiment chouette. Le truc c’est que quand tu es chez quelqu’un, tu n’as pas beaucoup de temps devant toi, il faut que ça avance. Pour ce nouveau disque, pendant la période du Covid, on avait tout le temps de se poser des questions, retravailler des choses. On a pu peaufiner le thérémine notamment, retravailler les voix. On commence à avoir plus de matériel et de connaissances techniques aussi, c’était l’occasion de mettre tout ça en pratique. Par contre, on a souhaité travailler avec Jim Diamond sur le mastering, car c’est une étape importante dans le processus, et on ne voulait que le master mette bien en valeur notre travail, et pas l’inverse. On tient aussi à travailler sur le pressage et la distribution avec des personnes extérieures. On travaille avec Marco de Soundflat Records sur ce nouveau disque. On a de la chance d’être entouré de personnes bienveillantes. C’est important pour nous, et hyper motivant. Du coup c’est lui qui se charge de nous distribuer à l’étranger ! 

Donc 100% D.I.Y. sur la création, l’aspect artistique. Pour le reste, on fait confiance à des gens qui sont doués pour ça.

Vos prochaines dates ?

On joue en première partie des Burning Heads vers chez nous à côté de Montpellier le 26 novembre, à Cosne d’Allier le 2 décembre. Et puis après ça recommence en mars, on part en Espagne et Portugal. Il y a d’autres choses qui arrivent mais pour l’instant on garde ça pour nous, ahah!

Des projets ?

Pour les mois qui arrivent on va surtout jouer, promouvoir notre nouveau disque, aller conquérir de nouveaux pays !

Merci The Silly Walks et à bientôt !




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