7’’ – part 22– THE RIVINGTONS – Doin’ The Bird EP - (et la France)
Un an après, ce EP français a le même nom et la même cover que le premier et magnifique album des Rivingtons sorti sur Liberty en 1962.
J’aurai pu choisir les deux premiers EP français ou bien encore le EP brésilien qui comprend, outre « Cherry », « Papa-Oom-Mow-Mow », Mama-Oom-Maw-Maw » et The Bird’s The Word », soit les trois morceaux dont se sont inspirés les Trashmen pour écrire « Surfin’ Bird ». Les trois titres ont été écrits par quatre des cinq membres du groupe.
Doin’ The Bird
Les français de Pathé Marconi ont
donc sorti trois EP dont « Mama-Oom-Mow-Mow », mal orthographié "Mama
Com-Mow-Mow" sur le label central.
« Love Pill »,
« Happy Jack » et « All Time Love » sont excellents aussi, ce
n’est quasiment plus du doo wop. Et j’aurai bien aimé voir paraître format
single des morceaux comme « Standing In The Love Line ».
Je ne résiste pas au plaisir de reproduire les paroles de « Papa-Oom-Mow-Mow » - celles des autres morceaux, « Mama-Oom-Mow-Mow » compris, sont plus élaborées :
Papa-papa-papa-papa-oom-mow-mow
Papa-oom-mow-mow
Pa-papa-oom-mow-mow-mow
Papa-oom-mow-mow
Doot-doot-doot
Doot-doot-doot
Funniest sound I ever heard
And I can't understand a single word
Now, if he's serious or is he playin'
Oom-mow-mow is all he say
Papa-hoo
Papa-papa-papa-hoo
Doot-doot-doot
Doot-doot-doot
I said-a hey there, partner, what's your name?
Now, don't you dare tell me the same old thing
The words you sing I can't figure out
But you got a sound make me stomp and shout
You might also like
Papa-hoo
Papa-papa-papa-hoo
Doot-doot-doot, doot, doot
Doot-doot-doot, doot, doot
Doot-doot-doot
Doot-doot-doot
Doot-doot-doot
A-papa-papa-papa-papa-oom-mow-mow
Papa-oom-mow-mow
Doot-doot-doot, doot, doot
Doot-doot-doot, doot, doot
Doot-doot-doot, doot, doot
Doot-doot-doot, doot, doot
Now, I hear this sound everywhere I go
On records, TV and radio
And now it's spreadin' out over the land
I still can't seem to understand
Papa-hoo
Papa-papa-papa-hoo
Papa-hoo
Doot, doot, doot) Papa-hoo
Doot, doot, doot
Doot-doot-doo)
Papa-papa-papa-hoo
Doot, doot, doot
Doot-doot-doot
Papa-papa-papa-hoo
Doot, doot, doot
Doot-doot-doot
Papa-papa-papa-hoo
Doot, doot, doot
Doot-doot-doot
Papa-papa-papa-hoo
(oot, doot, doot
Doot-doot-doot
Voilà, vous l’aurez compris, doot, doot, doot.
Je ne pense pas qu’il y ait de
cover texto du morceau, contrairement à « Surfin’ Bird », par exemple.
On peu toutefois les citer les Cramps avec « Mama Oo Pow Pow ».
Bio et discographie (dont la France)
Al Frazier, Carl White, Clay Hammond, John Harris et Turner Wilson Jr – les membres les plus stables parmi les quatorze ayant contribué au groupe, ont plus ou moins fait partie des Lamplighters et Tenderfoots (1952-55), puis The Sharps (1956-58), avant de passer par d’autres pseudos comme Crenshaws, Dante & His Friends, Ebbtides, 4 After 5’s, Impax et Twisters, entre autres et pour ne citer que les groupes ayant sorti des singles, avant d’adopter le nom Rivingtons. Ils ont aussi participé à pas mal de sessions d’artistes plus (Duane Eddy) ou moins (Paul Anka) intéressants, et ont parfois accompagné les Orioles, sur scène.
Certains des membres ont sorti quelques disques, Clay Hammond ayant été le plus prolifique.
La carrière des Rivingtons a commencé grâce à Kim Fowley, leur producteur avant qu’ils adoptent le nom Rivingtons, qui réussit à les faire signer chez Liberty. Les membres du groupe avaient tous déjà une trentaine d’année.
Suite au succès de « Papa / Mama / Bird », Liberty sort le premier album « Doin’ The Bird ». L’album sort aux USA, bien sûr, mais aussi en Allemagne et au Canada.
En France, trois EP’s, à se
demander pourquoi l’album n’est pas sorti chez nous.
Le premier EP contient deux
singles US des Rivingtons, dont le premier (1962)
« Papa-Oom-Maw-Maw » / « Deep Water » et « Kickapoo
Joy Juice » / « My Reward ». Les B side sont hors LP.
Le deuxième EP sort la même année,
avec « Cherry / Have Mercy, Mercy Baby / Little Sally Walker / You Are My
Sunshine », là encore deux titres hors LP.
En revanche, les quatre titres du troisième EP sont tous extraits de l’album, ce pourquoi j’ai décidé de le mettre à l’honneur.
Une fois n’est pas coutume, je vais lister tous les titres du premier album, « Doin’ The Bird », dont la moitié a été écrite par le groupe. C’est un de mes albums de doo wop / soul / R’n’B favori : « Papa-Oom-Mow-Mow », « Mama-Oom-Mow-Mow », du bonheur à l’état pur, que dire de plus ? « Love Pill », un morceau magique aussi, écrit, tout comme « Kickapoo Joy Juice », par une équipe de songwriters qui a aussi officié chez Tamla Motown. Deux titres de Little Richard aussi, « Long Tall Sally » et « Slippin’ And Slidin’ », que je trouve aussi bons que les originaux. « Unchain My Heart », un morceau écrit deux ans auparavant pour Otis Williams et repris par Ray Charles ; la version des Rivingtons, sortie juste après, est à tomber à la renverse, fans de Joe Cocker, faites l’essai. C’est la deuxième reprise de ce morceau, avant plusieurs centaines d’autres. « You Are My Sunshine », dont j’ai déjà parlé dans la rubrique consacrée à Richard Berry, est un morceau crédité à Jimmie Davis et Charles Mitchell qui a été interprété en premier par les Pine Ridge Boys. « Happy Jack », here’s comme happy Jack, et le grand sourire qui vient à l’écoute de cette chanson. « Have Mercy Baby » est un morceau composé par Bobby Ward pour ses Dominoes en 1962 rebaptisé « Have Mercy, Mercy Baby » par les Rivingtons. « Old Time Love » n’est pas mon morceau favori, contrairement à « Standing In The Love Line », qui termine l’album.
Il faudra attendre 2013 pour voir une (ré)édition) européenne du premier album. Il existe une compile CD qui regroupe tous les singles sortis sur Liberty, ainsi qu’un compile de raretés 1964-73 sortie en Belgique en 1995, mais le premier album n’a jamais été réédité format CD.
Leurs chansons « plus sérieuses » que « Papa-Oom-Mow-Mow » / « Mama » et « Bird » auront moins de succès. Les Rivingtons jettent l’éponge à la fin des années 60 et se reformeront dans les années 1970, réenregistreront "Pap-Oom-Mow-Mow", puis changeront leur nom en Papa-Oom-Mow Mow en 1981. Considéré comme une compile, mais ce n’en est pas une, sort en 1982 l’album « Papa-Oom-Mow-Mow », dans lequel le groupe revisite ses grands succès évoqués ci-dessus, dix titres dont la moitié issus du premier album.
Un autre album (LP US only) intitulé « Papa’s Show Stoopers » voit le jour en 1988. Il est composé de morceaux plus ou moins live - shows joués par les Rivingtons au cours des deux années précédentes à Disneyland, Las Vegas et autres. Un seul nouvel original, une reprise de « My Reward » et huit nouvelles reprises signés Sam Cooke - « Cupid », Goffin / King - « The Boys », en fait « Another Night With The Boys », composée pour les Drifters, et même Tony Joe White - mal orthographié « Rainey Night In Georgia », c’est dire les moyens mis pour la réalisation de cet album.
Pa-pa-pa-pa-pa-Patrick Bainée
Commentaires