KID CONGO & The Pink Monkey Birds – Périgueux 24 mars 2026

 

Pas mal de monde hier au Moulin Rousseau, à Périgueux, des autochtones bien sûr, comme Sabine et Alain Feydri, Bernard de la Démothèque, le magasin de disques du coin et d’autres habitués de l’endroit dont je ne connais pas le nom. Mais aussi d’autres venus de plus loin : pas mal de gens de Limoges qui assistaient au concert de James Leg hier, mes potes Stéphanie et Pascal, de Brantôme et leur ami de Biarritz, …

Les Doum Dum Lovers sont un duo mari / femme du coin, avec déjà plusieurs disques à son actif. Je suis arrivé à la bourre, juste avant qu’ils entament « Primitive » (les Cramps via les Groupies »), pas mal du tout, ainsi que les autres morceaux.

En général, on attend des plombles avant que le show commence (voir que les portes s’ouvrent) au Moulin du Rousseau. Mais ce soir, Kid avait demandé que le show démarre de bonne heure. Pas mal de route à faire juste après, je pense.

Kid Congo, donc, qui a gardé le nom de baptême que lui avaient donné Lux et Ivy, était accompagné de ses Pink Monkey Birds, soit Mark Cisneros et son faux air de Jack White, à la basse à six cordes, qui fait aussi lead guitar, si j’ai bien compris, et Ron Miller à la batterie.

Le sert démarre sur les chapeaux de roue avec « The Boy Had It All » et « Silver For My Sister », extraits du dernier album, That Delicious Vice. Le Kid prendra ensuite le temps d’introduire assez longuement les morceaux, entre deux gorgées de Cristalline.

« Qui est psycho ici, tout le monde j’imagine, comme nous » introduit « Psychic Fur ».

Kid introduit le morceau suivant en disant « quand j’étais très jeune, un groupe de R’n'R m’a proposé de jouer de la guitare, à l’époque je n’y connaissais rien ». « Pas grave, je vais t’apprendre quelques accords et tu feras le reste de ta carrière avec ça ». Il ne cite pas le nom groupe et démarre « Goo Goo Muck » (un morceau de Ronnie Cook & The Gaylads, 1962, en fait). Le highlight du show.

Arrive ensuite « Sean DeLear », j’imagine un jeu de mot avec chandelier / lustre.

Kid introduit un nouveau morceau, jamais joué avant, dit-il (en fait, pas avant cette tournée), « Aphrodite Expedite », qui m’a beaucoup fait penser à Andre Williams.

Arrivent ensuite deux morceaux tendance latino : « Ese Vicio Delicioso », pour le lequel Kid invite le public à chanter avec lui et qui me fait penser à Willy DeVille, et le très (trop ? – un quart d’heure quand même) long « La Araña », extraite de l’album La Araña Es La Vida. Moins my cup of tea, mais agréables à regarder, avec le côté théâtral du jeu de scène de Kid Congo. Cette fois il ne s’est pas grimé en clown blanc.

Arrive ensuite la partie Gun Club, le groupe de Jeffrey Lee Pierce dont bien sûr le Kid a fait partie : « Walking With The Beast » et « She’s Like Heroin To Me ». Lors de la tournée, le groupe reprenait parfois aussi « He Walked In » de Jeffrey Lee Pierce.

Le groupe enchaine avec « A Beast, A Priest », puis « Wicked World », un autre assez long morceau, deux autres extraits du dernier album.

Le Kid, en indiquant que ce sera le dernier morceau,  cite les Cramps et Lux en disant que la dernière fois qu’il avait joué ce morceau, c’était avec eux (1982 pour la version studio, jamais sortie officiellement, puis live en 1983). Le morceau c’est « Call Of The Wighat », un morceau des Cramps, donc, inspiré par le film « Gruesome Twosome » d’Herschell Gordon Lewis (le perruquier déterre des cadavres et a du succès avec ses perruques / wigs). Je me demande pourquoi le bassiste/ guitariste a cru bon de gratter quelques notes de « Smoke On The Water » juste avant, un gag j’imagine. Le morceau des Cramps doit plutôt aux Riptides « Machine Gun » et à Bo Diddley « Dancing Girl ».

Un show de près d’une heure et demie, sans réel rappel – comme il n’y a pas de backstage, le groupe ne peux pas faire semblant de partir, si ce n’est en traversant le public, puis revenir. Après quelques notes de « Happy Birthday To You » et autres, le groupe enchaine donc avec « Sex Beat », du Gun Club, puis « Never Said », une ballade « dedicated to you », encore un extrait du dernier album , en guise de rappel donc.

La tournée européenne de Kid Congo & The Pink Monkey Birds continue pour quatre dates en Espagne et se termine par un show à Biarritz. Un bon moment à passer si vous êtes dans le coin.


Pour la photo, désolé, Je suis moins flou (fou ?) que Kid Congo, et puis comme j’enregistrai, je n’ai pas pris de photos durant le show.

À un moment du show, le Kid dit qu'il aura 67 ans dans quelques jours (le 27 mars). Il a l'air satisfait de son parcours. Il y a de quoi.

Patrick Bainée


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