JACQUES EULOGY

Jacques Ball, Chris Wilson, Patrick

Jacques était avant tout un passionné de musique, on avait beaucoup de goûts communs, les Flamin’ Groovies, c’est d’ailleurs grâce au site Yahoo à l’époque (début des années 2000) qu’on a fait connaissance, Jonathan Richman (on a été tous deux co administrateurs du Jojoblog), le Velvet, dont il m’avait dit récemment que le bouquin ultime sur le groupe venait de sortir, les Real Kids et Dan Penn. Il adorait Steve Wynn et le Dream Syndicate aussi, notamment.
Un homme de bon goût, attachant, volubile, toujours de bonnes histoires à raconter, intelligent, docteur Jacques était chercheur en accélération des particules, ce qui l’amenait régulièrement aux USA, dans la région de Boston, où il a notamment fait la connaissance et est devenu ami avec des artistes comme JJ Rassler ou Willie Alexander et sa compagne Anne Rearick.
Jacques écrivait bien, je suis fier d’avoir contribué à le faire entrer chez « Dig It! », puis aux « Monstres Sacrés ».
Jacques a eu la chance de voir Pink Floyd, époque Syd Barrett, ainsi que Jimi Hendrix, grâce à la famille qui l’avait accueilli en Angleterre alors qu’il était au collège.
Quand il animait des conférences, Jacques prenait toujours soin de glisser une petite phrase dont seules quelques personnes dans la salle le connaissant bien en comprendraient le sens, comme par exemple conclure par « now it’s time to shake some action », du nom bien sûr du morceau et album des Flamin’ Goovies, qui ressort très prochainement avec des outtakes, à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’album, que Jacques n’aura donc malheureusement pas la chance d’écouter.
En 1972, il a l’occasion d’aller voir les Flamin’ Groovies à Créteil lors de l’inauguration d’un magasin Carrefour. Il devait raconter ça sur le blog, un de ces jours. Il m’avait raconté qu’il y avait plein de petits fours, que quelques clients allaient mettre dans le coffre de leur bagnole, ne faisant pas grand cas du groupe en train de jouer. Jacques est devenu pote, voire confident de Chris Wilson, le (deuxième) chanteur des Groovies. On avait fait connaissance de Chris lors d’un concert de Tav Falco & The Panther Burns à la Féline, un bar du 20ᵉ arrondissement, en 2008. Tav était notamment accompagné de Grégoire Garrigues à la guitare, qui fera entre autres partie ensuite des Jones, de Thierry Jones. Jacques a permis à Chris d’avoir un nouveau groupe, au départ pour l’accompagner lors de l’anniversaire d’un pote à lui qui lui avait demandé de trouver un groupe pour la soirée. Il proposera ensuite à peu près la même bande à son pote Willie Loco Alexander pour un concert privé à l’Ile Saint-Louis, après le vernissage de l’expo photo d’Anne Rearick. C’était en 2019.
Jacques nous a quitté le 30 juin, après avoir combattu un cancer rare pendant un an et demi, chimio, protocole adapté, re chimio, malheureusement.
Nos pensées vont bien sûr à Nelly, ses deux filles, son fils et ses petits-enfants.

Patrick
Jacques (en haut à gauche), The Jones & Willie Loco ALexander



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Jacques,
 
Je ne connaissais de toi que tes écrits, dans Dig It et dans Les Monstres Sacrés. Te lire était un réel plaisir.
Ton éclectisme musical et ton érudition m'ont fait rêver. Toujours discret.
Nous partagions le même enthousiasme pour les Flamin' Groovies. Récemment, comme le raconte Patrick au-dessus, nous avons appris que tu étais présent à leur fameux et légendaire concert de 1972 sur le parking de Carrefour, à Créteil.
Un jour, sur WhatsApp je crois, tu disais que tu aimais toutes les musiques, y compris les musiques répétitives, les musiques expérimentales, le classique, ... toutes. Ce jour-là, je me suis dit que tu devais être quelqu'un de délicieux à rencontrer, que tu devais avoir plein d'anecdotes à raconter. Maintenant que tu n'es plus avec nous, je regrette de n'avoir pas forcé mon tempérament d'ours solitaire pour aller vers toi.
TU VAS NOUS MANQUER.
Rest In Peace, man.  
 
Hervé C. 

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Jacques
Merci d'avoir toujours répondu à mes appels au secours quand mon ordi se bloquait ou tombait en panne. Tu avais toujours la solution ! Je ne t'ai pas assez remercié.
Tu étais très enthousiasmé par cette interview de Deniz Tek à propos de Ron Asheton, des Stooges, du rock de Detroit. Elle sera publiée en septembre et tu liras les réponses à tes interrogations depuis ton nouvel univers.
Ta gentillesse et tes connaissances infinies me manqueront.
Au revoir Jacques.
Bernard





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