7’’ – part 42– ’68 COMEBACK – The Annex Sessions Volume Two - (et la France)
’68 Comeback, nom choisi bien sûr au comeback d’Elvis, à Memphis, comme le groupe, est le groupe années 90 (1992-1999) de Monsieur Jeffrey Evans, avec des membres interchangeables. Le groupe comprenait au départ notamment Darin Lin Wood, qu’on retrouvera plus tard avec Mick Collins, entre autres, et Peg O’Neil, des défunts (à l’époque) Gories. Jack Taylor était déjà présent lors de l’épisode précédent, The Gibson Bros.
Je voulais parler de ’68 comme back dans cette série 2-sider(s), mais quel single choisir, tous étant des 2-siders. Je vous recommande la compile Golden Rogues Collection (1994) qui reprend en 24 titres les sept premiers singles de ’68 Comeback ainsi que le 10’’ Paper Boy Blues (1993).
J’ai finalement choisi le dernier single de ’68 Comeback, The Annex Sessions Volume Two, Annex étant le nom du studio à Colombis , Ohio, où le disque a été enregistré. Le single est composé de deux titres : « Whistle Bait », le morceau des Collins Kids, que j’aurais pu faire figurer dans cette rubrique, et « Modern Don Juan », un morceau composé par Don Guess et Jack Neil pour Buddy Holly. Deux reprises, donc, comme les deux tiers du répertoire de ’68 Comeback. Les morceaux originaux, comme par exemple « Chantilly Rock (And A Pony's Tail) », ne déparent pas.
Whistle Bait
I see that gal a-comin' down the
street
All draped up in a dress so pink
She has a-eyes so blue and a-lips so cold
She's a whistle-bait, she's the one for me
She's a whistle-bait, ah-ah, ah-ah-ah
Oh, whistle-bait, ah-ah, ah-ah-ah
Oh, whistle-bait, ah-ah, ah-ah-ah
She's the one for me
Her heels are clickin' as she walks by
The dress so pink sure peals the eye
And all fellows just a-look and sigh
She's a whistle-bait, she's the one for me
She's a whistle-bait, ah-ah, ah-ah-ah
Oh, whistle-bait, ah-ah, ah-ah-ah
Oh, whistle-bait, ah-ah, ah-ah-ah
She's the one for me
She's the woman that I love so
An' when she stops to powder her nose
All the fellows just go wild!
She's a whistle-bait, she's the one for me
She's a whistle-bait, ah-ah, ah-ah-ah
Oh, whistle-bait, ah-ah, ah-ah-ah
Oh, whistle-bait, ah-ah, ah-ah-ah
She's the one for me
Cette fille en robe rose qui
arrive au loin est une bombe.
On n’est pas loin desparoles de « Miniskirt Blues » des Flower
Children.
Certains m’auront sûrement vu venir : les Cramps ont basé leur « The Band That Time Forgot » (1979) sur le riff de « Whistle Bait », et ils ont repris « Miniskirt Blues » en duo avec Iggy (1991).
Jeffrey Evans a été le premier à reprendre « Whistle Bait », sur un single crédité à Monsieur Jeffrey Evans & La Fong, Music From Binghamton (1990), puis avec ’68 Comeback en 1996, donc. Les Morells en ont fait une belle version live aussi, ainsi que Reverend Horton Heat. Pas mal de groupes rockabilly revival ou garage (Mr T. Experience) s’y sont essayé, sans succès… Avec une mention assez bien toutefois pour Diana & The Atomics. La version de Barrence Whitfield & The Savages est correcte aussi, devant davantage à celle de ’68 Comeback que des Collins Kids.
Incroyable que ce morceau génial n’ait pas été davantage repris – j’en ai compté une vingtaine de versions. Il faut dire que la version des Collins Kids (Larry, 13 ans et sa sœur Lorrie, 15 ans à l’époque, co-compositeurs du morceau) est insurpassable.
Brève bio et dicographie
Les disques de ’68 Comeback, soit treize singles, dont la moitié avec un titre spécifique comme pour un album, un 10’’, trois albums et la compiles déjà évoquées ne sont sortis qu’aux USA, essentiellement sur le label US Sympathy For The Record Industry (tous les albums et quelques singles).
En dehors de sGibson Brothers, de ’68 Comeback et de ses disques solo, Monsieur Jeffrey Evans, originaire de l’Ohio, a collaboré, liste non exhaustive, avec les Oblivians, The American Death Ray, CC Riders, avec Jay Reatard (il n’existe qu’un CD-r fabuleux tiré à 100 exemplaires, South Filthy, les Memphis Roadmasters, Walter Daniels, Ross Johnson, Don Howland, avec lequel il avait formé les Gibson Bros.,…
Une des influences principales de Jeffrey est Charlie Feathers, dont ’68 Comeback reprend « Long Time Ago » et « Tongue-Tied Jill ». Comme lui il a dû exercer plusieurs « blue collar jobs » pour subsister.
Je ne pense pas qu’il ait joué ailleurs qu’aux USA. Un génie méconnu, qui a touché au rockabilly, au blues au garage punk, etc.
Jeffrey Evans a aussi produit quelques disques – Mr Airplane Man, Panther Phobia des Panthers Burns de Tav Falco, et quelques-uns de ses morceaux ont été repris, par des groupes garage comme Bantam Rooster.
Modern Don Juan
Well, I am not nothing but a man
in love
I am not nothing but a man in love
The girls they say, I'm their only one
They say I'm a modern Don Juan
Well there am not but one thing puzzling me
I got a girl and she can't see
That I want only to make her mine
Well she thinks I'm just handing her a line
Oh, I love her so, I'll never ever let her go-o-hoh
I am not nothing but a man in love[x2]
The girls they say, I'm their only one
They say I'm a modern Don Juan
Well, I am not nothing but a man in love
I am not nothing but a man in love[x3]
Je ne suis pas le Don Juan des temps modernes, juste un homme amoureux…
Là encore, peu de reprises. Jeffrey Evans s’y est collé deux fois, avec ce single de 68’s Comeback, puis solo en 2001, album I've Lived A Rich Life, live At Shangri-La Records, la meilleure boutique de disques de Memphis (pour le vintage), avec Goner.
Jeffrey Evans a ensuite collaboré
avec Ross Johnson, les Oblians, Walter Daniels…
Patrick Bainée

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